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Mercredi 28 mai 2008
Revue de presse réalisée par Marie-José Raymond-Rossi :

La gauche du PS veut construire un rassemblement "majoritaire"

Jean-Pierre Muller AFP/Archives ¦ Benoît Hamon, leader du Nouveau Parti Socialiste et député européen, le 1er septembre 2007 à La Rochelle

La gauche du PS entend construire pour le congrès de Reims en novembre un rassemblement "à vocation majoritaire" qui tire les leçons de "l'échec du modèle libéral", a déclaré mercredi Benoît Hamon, leader de ce courant avec Henri Emmanuelli.

Le jeune eurodéputé a critiqué lors d'une conférence de presse "l'improvisation intellectuelle et programmatique" d'une partie de la gauche qui "n'est pas capable d'anticiper et de dire comment répondre" aux transformations du monde marquées par "la crise financière, la crise alimentaire, la crise énergétique" qui marquent "un vrai renversement de cycle".

Selon lui, dire que "le passé de la social-démocratie européenne serait l'avenir du socialisme français" est "tout à fait dépassé, ringard".

Il a mis en exergue "l'échec du modèle libéral à répondre aux grandes crises que traversent le monde", auquel il a associé les expériences de la social-démocratie européenne au gouvernement.

Dans un tel contexte, "il est absolument surréaliste" de voir que "des socialistes choisissent ce moment pour se disputer un ralliement au libéralisme", a affirmé M. Emmanuelli.

Les deux hommes se sont tenus à équidistance de Bertrand Delanoë et Ségolène Royal. "Je n'ai pas senti un vent se lever ni dans un sens ni dans l'autre", a déclaré M. Hamon.

Le Nouveau parti socialiste (nom du courant de MM. Hamon et Emmanuelli) aborde le congrès dans "une démarche extrêmement ouverte", avec le souci de construire un rassemblement "délibérément à vocation majoritaire".

Le NPS discute actuellement "avec les +reconstructeurs+" qui réunissent fabiusiens, strauss-kahniens, les amis de Martine Aubry et ceux d'Arnaud Montebourg. Il n'écarte pas non plus le dialogue avec le premier secrétaire François Hollande

Le NPS récuse un front anti-Delanoë ou anti-Royal. "Ce n'est pas juste le +tout sauf Ségolène Royal+ ou le +tout sauf Bertrand Delanoë+ qui peut faire le ciment" du rassemblement à opérer, a lancé M. Hamon.

Le député européen n'a pas exclu une candidature issue de son courant au poste de premier secrétaire du PS. "Si on est en situation de diriger le parti, il y aura un candidat issu de nos rangs, mais pas avant".

Jean-Pierre Muller AFP/Archives ¦ Benoît Hamon, leader du Nouveau Parti Socialiste et député européen, le 1er septembre 2007 à La Rochelle 

La gauche du PS veut peser sur le prochain congrès

LE MONDE POUR DIRECTMATINPLUS | 27.05.08 | 09h42

Reconquêtes ". C'est sous cette appellation, suggèrant qu'il faut refaire le terrain perdu ces dernières années, que les partisans d'Henri Emmanuelli regroupés au sein du courant Nouveau parti socialiste (NPS) s'apprêtent à lancer la bataille du congrès du PS programmé en novembre à Reims. Le NPS, sensibilité qui regroupe une bonne partie de la gauche du PS, présentera demain son projet de contribution – texte d'avant-congrès non soumis au vote des adhérents – avant d'organiser une série de huit forums à travers le pays.

Notamment animés par Benoît Hamon, député européen, Razzye Hammadi, secrétaire national du PS et Bruno Julliard, adjoint au maire de Paris et ex-président de l'UNEF, ces réunions visent à imposer l'idée selon laquelle "l'avenir du PS ne peut pas être le passé de la social-démocratie européenne". Les partis socialistes européens classiques, fait remarquer le NPS, ont "enregistré 13 défaites lors des 15 derniers scrutins nationaux" sur le Vieux continent en présentant "une offre politique sociale-libérale". "La gauche ne peut plus se contenter au nom d'une prétendue responsabilité rejoindre la droite sur le but et le contenu des réformes structurelles, se distinguant seulement sur les dosages ou l'agenda", insiste le texte élaboré par le NPS.

"SAGE ACTIF"

Selon les amis d'Henri Emmanuelli, le PS risque de connaître "un nouveau congrès de Rennes", c est à dire "le choc de deux profils sans différence majeure de ligne". Après le duel fratricide Fabius-Jospin de 1990, l'affrontement mortifère Ségolène Royal-Bertrand Delanoë? Proches de l'aile gauche, en particulier lors de la campagne contre le référendum européen de 2005, les fabiusiens redoutent eux-aussi de faire les frais d'un tel face à face. Le ralliement au maire de Paris de certains strauss-kahniens (tels Michel Destot, maire de Grenoble, Roland Ries, maire de Strasbourg ou Daniel Delaveau, maire de Rennes) menace directement l'alliance des "reconstructeurs" entre partisans de DSK et fabiusiens sur une ligne "ni Bertrand ni Ségolène". Les amis de Laurent Fabius redoutent de se retrouver isolés et exclus de la majorité "réformiste" qui sortira du congrès. Ou devoir s'y rallier dans les pires conditions. Une situation qui risquerait de mettre à mal leur cohésion et ruiner les derniers espoirs de retour sur le devant de la scène de leur champion.

En attendant, l'ex-premier ministre soigne son image de "sage actif ". Il a annoncé, hier, son intention de signer avec les fabiusiens de Seine-Maritime une contribution qui dénonce "la peoplelisation, personnalisation et la présidentialisation".

Jean-Michel Normand 

La gauche du PS n'exclut pas de présenter une contribution au congrès

LEMONDE.FR avec AFP | 28.05.08 | 16h22  •  Mis à jour le 28.05.08 | 16h22

Un candidat en plus à la tête du PS ? "Si on est en situation de diriger le parti, il y aura un candidat issu de nos rangs", a déclaré, mercredi 28 mai, Benoît Hamon, co-leader, avec Henri Emmanuelli, du Nouveau Parti socialiste (NPS). La gauche du PS entend organiser pour le congrès de Reims en novembre un rassemblement "à vocation majoritaire" qui tire les leçons de "l'échec du modèle libéral", a indiqué l'eurodéputé lors d'une conférence de presse.

M. Hamon a critiqué "l'improvisation intellectuelle et programmatique" d'une partie de la gauche qui "n'est pas capable d'anticiper et de dire comment répondre" aux transformations du monde marquées par "la crise financière, la crise alimentaire, la crise énergétique".

"L'ÉCHEC DU MODÈLE LIBÉRAL"

Selon lui, dire que "le passé de la social-démocratie européenne serait l'avenir du socialisme français" est "tout à fait dépassé, ringard". Il souligne "l'échec du modèle libéral à répondre aux grandes crises que traversent le monde", auquel il associe les expériences de la social-démocratie européenne au gouvernement. Dans un tel contexte, "il est absolument surréaliste" de voir que "des socialistes choisissent ce moment pour se disputer un ralliement au libéralisme", a affirmé M. Emmanuelli.

Les deux hommes se sont tenus à équidistance de Bertrand Delanoë et Ségolène Royal. "Je n'ai pas senti un vent se lever ni dans un sens ni dans l'autre", a déclaré M. Hamon 

PS - Pour Hamon, Delanoë et Royal sont «ringards»

Jean-Pierre Muller AFP ¦ Le porte-parole du PS Benoît Hamon, le 1er septembre 2007 à La Rochelle

 «Reconquête»: c'est le nom de la contribution que déposera le NPS, un courant classé à la gauche du Parti socialiste, au Congrès de Reims. Lors d'une conférence de presse ce midi, l'eurodéputé Benoît Hamon et Henri Emmanuelli ont annoncé vouloir «incarner une nouvelle voie» en opposition à «l'offre politique partagée par Bertand Delanoë et Ségolène Royal», dont ils estiment qu'ils représentent une «seule et unique ligne». Une analyse similaire développé par Laurent Fabius mardi.

A la tribune, le NPS avait misé sur la jeunesse: pas moins de trois - jeunes - anciens président du MJS : Benoit Hamon, Régis Juanico, député de la Loire, et Razzy Hammadi, Bruno Julliard, l'ancien président du syndicat étudiant Unef, et Olivier Dussopt, benjamin de l'Assemblée du haut de ses 29 ans.

«Ils se fourvoient», a lancé Benoît Hamon au sujet de ce qu'il appelle des«initiatives à la droite du PS»: «Ils mîment le blairisme ou les choix politiques des Allemands dans les années 90». A ses yeux, c'est «dépassé, conservateur, et pour tout dire complètement ringard», affirme-t-il, dans une allusion au débat sur la modernisation de la ligne politique du PS. «Cela fait»

Il a souligné que la démarche de Bertrand Delanoë n'étais pas «couronnée de succès sur le terrain», tandis que la base de soutien de Ségolène Royal avait plutôt tendance au «rétrécissement». Avec pour conséquence l'absence d'une «force collective autour d'eux».

Concernant le projet développé par son courant, le NPS, Benoît Hamon a appellé la gauche à en finir avec «l'improvisation programatique et politique», face aux «crises que traverse le libéralisme» Il entend travailler à «une majorité nouvelle qui prépare et anticipe l'avenir», face au «monolithisme générationnel» incarné par les leaders socialistes actuels. Cette aspiration à être «majoritaire» a conduit Hamon et Emmanuelli à ne pas donner suite pour le moment à la proposition du sénateur Jean-Luc Mélenchon
, «adjure le NPS d’entendre les appels au rassemblement de la gauche du parti». La gauche du parti, «ça fait déjà longtemps que nous bien plus que cela», explique-t-il, soucieux d'éviter la «posture de témoignage».
Jean-Pierre Muller AFP ¦ Le porte-parole du PS Benoît Hamon, le 1er septembre 2007 à La Rochelle

La gauche du PS veut construire un rassemblement "majoritaire"

PARIS (AFP) — La gauche du PS entend construire pour le congrès de Reims en novembre un rassemblement "à vocation majoritaire" qui tire les leçons de "l'échec du modèle libéral", a déclaré mercredi Benoît Hamon, leader de ce courant avec Henri Emmanuelli.

Le jeune eurodéputé a critiqué lors d'une conférence de presse "l'improvisation intellectuelle et programmatique" d'une partie de la gauche qui "n'est pas capable d'anticiper et de dire comment répondre" aux transformations du monde marquées par "la crise financière, la crise alimentaire, la crise énergétique" qui marquent "un vrai renversement de cycle".

Selon lui, dire que "le passé de la social-démocratie européenne serait l'avenir du socialisme français" est "tout à fait dépassé, ringard".

Il a mis en exergue "l'échec du modèle libéral à répondre aux grandes crises que traversent le monde", auquel il a associé les expériences de la social-démocratie européenne au gouvernement.

Dans un tel contexte, "il est absolument surréaliste" de voir que "des socialistes choisissent ce moment pour se disputer un ralliement au libéralisme", a affirmé M. Emmanuelli.

Les deux hommes se sont tenus à équidistance de Bertrand Delanoë et Ségolène Royal. "Je n'ai pas senti un vent se lever ni dans un sens ni dans l'autre", a déclaré M. Hamon.

Le Nouveau parti socialiste (nom du courant de MM. Hamon et Emmanuelli) aborde le congrès dans "une démarche extrêmement ouverte", avec le souci de construire un rassemblement "délibérément à vocation majoritaire".

Le NPS discute actuellement "avec les +reconstructeurs+" qui réunissent fabiusiens, strauss-kahniens, les amis de Martine Aubry et ceux d'Arnaud Montebourg. Il n'écarte pas non plus le dialogue avec le premier secrétaire François Hollande

Le NPS récuse un front anti-Delanoë ou anti-Royal. "Ce n'est pas juste le +tout sauf Ségolène Royal+ ou le +tout sauf Bertrand Delanoë+ qui peut faire le ciment" du rassemblement à opérer, a lancé M. Hamon.

Le député européen n'a pas exclu une candidature issue de son courant au poste de premier secrétaire du PS. "Si on est en situation de diriger le parti, il y aura un candidat issu de nos rangs, mais pas avant".

Le NPS se lance dans la course

profession politique

Le courant de la gauche du PS, qui vient de lancer un cycle de forums régionaux, entend peser sur le prochain congrès.

Un site Internet (www.reconquetes.eu), huit forums régionaux – le premier a eu lieu ce week-end, le dernier est prévu le 21 juin –, un grand rassemblement national le 28 juin et quatre têtes d’affiche : Benoît Hamon, Henri Emmanuelli, Razzye Hammadi et Bruno Julliard. Le NPS est bien décidé à se faire entendre à Reims en novembre. Première exigence : "éviter le choc de deux profils sans différence majeure de ligne" que constituerait le duel Royal-Delanoë. Soit le même angle d’attaque que les Reconstructeurs, qui se réunissent ce dimanche, et qui agrègent aujourd’hui principalement strauss-kahniens et fabiusiens, mais aussi Arnaud Montebourg, grand ancien du NPS. Les convergences entre les deux ensembles existent donc et d'ailleurs des discussions sont en cours. En sachant que le NPS ne veut pas d’une "social-démocratie qui a enregistré 13 défaites sur les 15 derniers scrutins nationaux en Europe", soit une revendication peut-être difficile à faire admettre par les amis de DSK… Quoi qu’il en soit, le NPS déposera, c’est une certitude, une contribution en vue du congrès. Pour la suite, tout reste ouvert. Comme le précise l'un de ses cadres, "on examinera ce qui est proposé et on verra bien ce qui est possible, et avec qui"…

Par Réinventer la gauche
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