Ces élections
municipales 2008 vont t'amener à exercer ton premier mandat électif. Que cela signifie-t-il pour toi et que souhaites-tu faire de ton mandat ?
Avec mes 36 ans, j’ai fêté les 20 ans de
ma première prise de carte au parti. Même si mon parcours militant est atypique, je pense avoir atteint « l’âge de raison politique ». A ce jour, ne soyons pas présomptueux : aucun mandat n’est
acquis. Disons simplement que je m’attacherai à mériter la confiance que les militants du 20ème et plus particulièrement du NPS m’ont accordée.
Quels sont selon toi les défis majeurs auxquels devra faire face la nouvelle équipe municipale sous cette mandature ?
Le premier défi sera peut-être d’être à la hauteur
de la première mandature Delanoë : après avoir incarné le renouveau, le « changement d’ère » auquel les parisiens aspiraient, il va falloir être inventifs pour être à la hauteur des attentes des
citoyens.
A mes yeux, notre priorité doit aller à la politique du logement car elle est une clé pour maintenir la mixité sociale. Cela doit se traduire par la création et la réhabilitation de logements
sociaux, mais pas seulement. Aujourd’hui, nombre de salariés et plus particulièrement de jeunes actifs y compris issus des classes moyennes peinent à trouver un logement à prix décent, un loyer
qui ne grève pas trop leur pouvoir d’achat ou plus exactement leur « reste à vivre ».
Si l’on ne veut pas voir Paris vieillir ou se «bobohiser» , il est important d’agir volontairement et rapidement.
Le deuxième axe serait de promouvoir la qualité de vie de manière générale : extension des services publics, développement durable que ce soit en termes économiques ou environnementaux,
démocratisation de l’accès à la culture et aux sports…
Le 16 mars prochain, tu devrais être élue sur la liste du 20ème, un arrondissement périphérique. Comment comptes-tu faire valoir les problématiques spécifiques de cet arrondissement au
sein du Conseil de Paris ?
En tant qu’élue du 20ème, je serai forcément attentive à ce que la politique de rééquilibrage des investissements vers l’Est parisien perdure.
De par sa situation géographique, le 20ème arrondissement va s’inscrire au cœur du projet Paris Métropole. Comme j’ai accompli toute ma scolarité dans le 93, c’est un sujet auquel je suis
particulièrement sensible. La couverture du périphérique à la Porte de Montreuil sera un événement majeur : au-delà des aspects sociaux, économiques et écologiques, c’est une frontière
symbolique, empreinte de stigmatisations, qui va tomber.
De 2002 à 2007, les
attaques de la droite dans le domaine de l’Éducation ont porté essentiellement sur la question des moyens. Il s’agissait d’abord de supprimer des postes pour des raisons budgétaires en prétextant
une baisse du nombre d’élèves, pourtant largement compensée par les départs en retraite des enseignants baby-boomers. A la rentrée de 2008, ce seront ainsi près de 30 000 postes d’enseignants qui
auront été supprimés depuis 2002, alors que les socialistes prévoyaient au contraire un plan pluriannuel de recrutement.
Comme d’habitude, Nicolas Sakozy croit allier démarche d’avenir et « coup » politique en tentant le coup de force concernant l’organisation territoriale de
l’Ile de France.
"Chroniques du règne de Nicolas Ier", Patrick
Rambaud *, ed° Grasset
L'eau est un bien public,
qui doit être géré publiquement. Il faut que l'eau parisienne soit désormais l'apanage d'une régie municipale, au service des parisiens.
Robert Chaouad :
Très présent dans les discours et les commentaires politiques, notamment en période électorale, le thème de la modernité en politique semble avoir changé de sens ou, du moins,
d’incarnation.
Depuis notre réunion
francilienne du 22 septembre, tous les socialistes parisiens ont été très pris par la campagne des municipales et la construction d’une nouvelle ambition pour Paris autour de Bertrand Delanoë.
Nous avons pris notre part, notamment, dans la préparation du programme pour les municipales des 9 et 16 mars, en laissant un peu de côté la réflexion générale et nationale.
Pascal Cherki

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