Mercredi 1 octobre 2008



Retrouvez toutes les infos pour le congrès de Reims et signez en ligne la motion Un Monde d'Avance sur le site :

http://www.unmondedavance-paris.fr/

A bientôt !

Par Réinventer la gauche
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Mardi 9 septembre 2008

Débat public autour des enjeux du Congrès de Reims
avec Benoît Hamon
Député européen
Premier signataire de la contribution générale Reconquêtes

Jeudi 11 septembre 2008
20h00

Local du Parti socialiste
Section du 12ème
150 avenue Daumesnil
75012 Paris
Ligne 8 - Station Daumesnil

Par Réinventer la gauche
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Jeudi 28 août 2008
Sud-Ouest 28.08.08, le 28 août 2008

Sud-Ouest : A la Rochelle, le Parti socialiste ne risque-t-il pas d’être inaudible ?

L’économie de notre pays est en crise, tandis qu’en politique étrangère, M. Sarkozy l’a positionné sur un « alignement » sur les USA qui ne correspond ni à ses intérêts ni à son histoire. Paradoxalement, la situation du Parti socialiste est difficile. Pourtant, il aligne des forces considérables avec 200 députés, près de 100 sénateurs, 20 régions, 55 départements et la majorité des villes grandes et moyennes. Or, cette force potentielle n’est opérante ni aux yeux des Français ni pour les militants, alors que le PS n’a jamais eu autant de moyens à sa disposition dans l’opposition.

Y a-t-il un défaut de leadership ?

Je ne le crois pas. Nous n’avons pas de leader parce que nous ne faisons pas de politique. Mitterrand s’est imposé en 1971 grâce à une refondation idéologique du parti. Le PS ne manque pas d’idées, mais sur à peu près tous les sujets, il y a des imprécisions et des divergences qui rendent illisibles son action et ses perspectives. On doit se poser la question de savoir comment nous pouvons surprendre à la fois l’opinion publique et le pouvoir actuel, qui surfe davantage sur cette déficience de l’opposition que sur ses succès.

Alors, que proposez-vous ?

Le PS doit résoudre deux problèmes. Sa balkanisation et le flou de son projet de société. Chacun doit prendre ses responsabilités. Il faudrait lancer la convocation d’un congrès extraordinaire de reconstruction du parti. Le PS a 36 ans, il est temps de le faire.

Comment pouvez-vous l’imposer ?

Je ne suis pas du tout certain d’y arriver, mais j’ai un devoir de mise en garde. Le PS pourrait déjà se mettre d’accord pour s’opposer à une politique qui vise à appauvrir les catégories populaires et faire exploser les classes moyennes. On peut imaginer des conventions, sur l’investissement, la politique étrangère, la société solidaire. C’est au PS de faire comprendre que ce n’est pas dans l’égocentrisme individuel qu’on trouvera une solution à nos problèmes, mais au contraire dans la rénovation d’une société solidaire. C’est au terme de ce processus de vérification de nos propositions auprès de la base qu’on aboutirait à un congrès extraordinaire et à la mise en place d’une nouvelle direction. À mon avis, elle doit être plus ramassée et les structures de prise de décision doivent changer.

Sur quelles forces pensez-vous vous appuyer ?

Chez les députés, chez les sénateurs, chez les militants, il y a un sentiment d’insatisfaction très fort. Chez les Français aussi. Ou bien on reste dans le marasme et on le perpétue, ou bien nous avons un sursaut.

Olivier Besancenot traduit le malaise français dans le terme "exaspération sociale".

Les Français vont mal, mais en même temps, ils sont désabusés parce qu’ils ne voient pas d’alternative. Et c’est la responsabilité du PS. En résumant d’un mot, c’est le gâchis, à l’intérieur comme à l’extérieur. Parler du dalaï-lama pendant tout l’été, c’est humiliant, alors que l’Europe subit une épreuve redoutable avec l’affaire géorgienne. Par exemple, on a vu l’Otan se réunir avant le Conseil européen.

Vous ne pensez donc pas que le premier secrétaire a vocation à devenir candidat ?

Dans la situation actuelle, cette personne, quelle qu’elle soit, n’aura pas les moyens de redonner à ce parti la dynamique nécessaire. Le congrès la désignerait et, quinze jours plus tard, cela recommencerait. Aujourd’hui, nous sommes dans les combinaisons et la confusion.

Propos recuillis par Jean-Pierre Deroudille

Cet article n’est pas sous licence Creative Commons

Par Réinventer la gauche
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Mercredi 27 août 2008
 Propos recueillis par Samuel Potier (lefigaro.fr)

INTERVIEW - L'un des ténors de la gauche du PS explique au Figaro.fr qu'il veut déposer une motion au congrès de Reims avec Laurent Fabius, et se désole de voir ses camarades réciter «leur catéchisme social-libéral».

LE FIGARO.FR. - La candidature officielle de Bertrand Delanoë au poste de premier secrétaire est-elle une bonne nouvelle pour le PS ?

Benoît HAMON. - Elle était attendue. Elle est confirmée. Elle ne surprend personne. Elle est logique et pas moins légitime qu'une autre. J'attends maintenant que l'on passe au débat essentiel : comment être à nouveau utile aux Français ? Comment et où trouver de nouvelles marges de manœuvre pour changer la France ? Avec qui nous allier ?

Qu'attendez-vous des universités d'été du parti qui débutent vendredi à La Rochelle ?

C'est un préambule au congrès du PS, qui m'inquiète, et chaque semaine aiguise davantage cette inquiétude. Je vois mon parti tellement tourné vers lui-même, nombriliste, qu'il donne le sentiment d'être indifférent aux grands comme aux petits événements qui se déroulent dans le monde. Si on n'en termine pas avec ce parti-là, qui réussit à faire du tandem Collomb-Guérini le couple le plus convoité de l'été, on risque d'en finir avec le PS tout court.

Les jeux de séduction entre les ténors du parti se sont multipliés cet été…

Ce ne sont pas des jeux de séduction, mais des rapports de force. Les Français ont observé, amusés pour certains, navrés pour la majorité, des socialistes jouer au jeu de celui qui saura le mieux appâter l'autre… Pendant ce temps les négociations à l'OMC échouaient. Le PS en est-il content ? Ne l'est il pas ? On ne sait pas. La guerre fait irruption à nouveau sur le continent européen au moment où Nicolas Sarkozy ferme 80 sites militaires en France. Dix millions de Français ne partent pas en vacances, la récession économique se confirme. Tout devrait nous ramener à une opposition sans relâche ni faiblesse à la politique de Sarkozy mais les esprits des dirigeants socialistes sont ailleurs. Je pense que les gens de gauche et pour commencer les militants socialistes en ont marre. Ils ont raison.

N'est-ce pas révélateur aussi d'une panne de leadership au PS ?

Il faudra un leader, mais avec une orientation qui soit absolument claire. A quoi cela servirait-il d'avoir un chef, sans cap, sans navire et sans équipage ? Depuis juin 2006, les sociaux démocrates ont perdu 13 élections nationales sur 15 en Europe. La crise de la sociale démocratie est générale. Nous n'en sortirons pas en perpétuant les mêmes équilibres, les mêmes lignes, défendus par les mêmes hommes et femmes. Il est temps que ça change.

Avec qui envisagez-vous des alliances dans la perspective du congrès ?

Je proposerai, pour commencer, aux amis de Laurent Fabius et à la gauche du parti de déposer une motion le 23 septembre. Aujourd'hui, personne ne peut obtenir seul la majorité au PS. Des alliances sont exclues avec tous ceux qui nous proposeront d'une manière ou d'une autre de faire comme avant, de nous retrouver derrière une ligne creuse à défaut d'être claire. La clarté, ça ne peut pas être le moins disant politique. Quelles que soient les configurations au congrès, je souhaite que la motion que nous défendrons soit portée par un candidat au poste de premier secrétaire.

Un arc Aubry/Fabiusiens/Moscovici/barons locaux ne vous semble donc pas crédible ?

Ça ne marchera pas… Tout le monde cherche la recette de la potion magique : une pincée de gauche du PS, une autre de droite et une grosse cuillère de ventre mou pour faire une majorité. Ça s'appelle le rubix cube, où toutes les combinaisons sont possibles. Cessons ces jeux épuisants et refaisons de la politique. Face aux crises économiques, sociales et énergétiques, il faut des réponses de gauche. Les leaders de gauche en Amérique du sud l'ont compris et ils gagnent des élections partout. Obama aussi, qui parle de restrictions au libre-échange, du retour de l'intervention de l'état fédéral, alors que nous, nous en sommes encore à réciter un catéchisme social-libéral qui a échoué.

Vous êtes situé à la gauche du PS : quel regard portez-vous sur la création en janvier 2009 du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot ? Pourriez-vous le rejoindre ?

Je suis socialiste. Je n'ai pas d'ennemis à gauche sauf quand ils versent dans l'intolérance. Demain, on doit tous se rassembler. Si le NPA rompt avec le refus de gouverner, il peut s'insérer dans le rassemblement de la gauche. C'est un préalable nécessaire. J'ai peur que les militants de gauche ne se sentent comme les Français, abandonnés par des dirigeants uniquement occupés par leurs querelles. Nous allons leur proposer un autre chemin, plus exigeant sur le fond.
Par Réinventer la gauche
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Lundi 7 juillet 2008


Télécharger la contribution générale de RECONQUÊTES, présentée par Benoît Hamon et Henri Emmanuelli :

pdf_reconquetes_contribution

Signer la contribution générale :

http://www.reconquetes.eu/

Des contributions thématiques présentées par des représentants parisiens de Reconquêtes :

Contribution_6e_Republique_GT

Contribution_Reinventer_le_PS_BR

Contribution_Education_BR

Par Réinventer la gauche
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Mercredi 4 juin 2008


Nouveau congrès, nouveau courant : le NPS de Benoît Hamon et Henri Emmanuelli devient Reconquêtes !

Parce que les électeurs de gauche et les militants socialistes attendent autre chose qu'une nouvelle guerre des présidentiables ou qu'une dérive social-libérale du PS, Reconquêtes propose de construire le socialisme du XXIe siècle qui tienne compte des échecs récents de la social-démocratie européenne et qui apporte des réponses en terme de régulations et de protections aux crises actuelles du monde globalisé.

Le site internet :

http://www.reconquetes.eu/


Le préambule de la contribution :

pdf_preambule_reconquetes_2


Le plan de la contribution :

pdf_Plan_contribution_reconquetes


Vous pouvez participer sur le site à l'élaboration de la contribution en participant aux discussions sur les forums.

Présentation nationale de la contribution :

Le samedi 28 juin en présence de Benoît Hamon et de Henri Emmanuelli
au Gymnase Mouchotte, Paris XIVe, Métro : Montparnasse


Télécharger le tract d'invitation au format PDF :

Reconquetes_tract_28_juin

Par Réinventer la gauche
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Mardi 3 juin 2008


Café débat sur la crise alimentaire mondiale

samedi 14 juin de 11h00 à 13h00

avec JP. Boris, journaliste à RFI

 Le lieu et le sujet seront précisés ultérieurement


Télécharger la dernière lettre du NPS 14 au format PDF :

nps 14 mai 2008


Par Réinventer la gauche
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Vendredi 30 mai 2008

Par Jérôme Leparoux, 21 mai 2008


Chacun semble s’accorder sur la nécessité de rénover le PS, voire de le reconstruire, en tout cas de le remettre sur pied. Après trois défaites consécutives à l’élection présidentielle, dont la dernière s’est doublée d’une déroute idéologique, il est en effet urgent d’agir, et d’agir en profondeur.

Si l’on veut, non pas simplement préserver les acquis locaux d’un parti « municipalisé », mais bel et bien refonder une force progressiste capable de répondre aux enjeux de notre époque qui s’inscrivent, eux, dans un cadre mondial, alors nous devons nous parler sans faux-semblant. Le congrès de Reims ne peut pas être une répétition des deux précédents, qui n’ont été que des congrès d’attente. Il doit, au contraire, être l’occasion d’une remise à plat véritable, non seulement de nos orientations de fond, mais aussi et tout autant de nos manières d’être et de faire de la politique. Voici ce qui, a minima, doit changer.

Les débats artificiels qui nous paralysent.

Il est temps d’enterrer la querelle stérile sur la nature plus ou moins sociale-démocrate de notre parti, et sa variante opposant de soit disants Archaïques à de prétendus Modernes. Tout comme la question sans réponse de la primauté du Leader sur le Projet ou du Projet sur le Leader : on n’a jamais vu un projet recueillir les suffrages sans être porté par une personnalité crédible, ni un candidat l’emporter sans proposer une vision mobilisatrice de la société - la leçon nous a été durement rappelée en 2007.

            Ces querelles nous épuisent et nous détournent de l’essentiel. Aux yeux de nombreux militants, elles ne servent qu’à justifier les positionnements de nos candidats au poste de premier secrétaire ou à l’élection présidentielle et à appuyer leurs stratégies de neutralisation réciproque.

            Ce ne sont pourtant pas les vrais sujets qui manquent. A quand un débat de fond sur les régulations à inventer pour domestiquer le capitalisme financier de ce début de 21ème siècle ? Les graves crises spéculatives que nous traversons - crédit, denrées alimentaires, énergie - devraient nous y obliger. A quand des propositions pour maîtriser les lourdes conséquences industrielles, sociales et écologiques d’un commerce mondial libéralisé et en expansion? La gauche américaine, elle-même, en fait un enjeu électoral. A quand un véritable projet pour relancer l’intégration politique européenne et démocratiser enfin les institutions de l’Union ? Le poids croissant de la Chine et de l’Inde en souligne la nécessité. La liste est longue des questions fondamentales sur lesquelles on ne nous entend pas. Ce n’est pas en attendant l’alternance que nous créerons l’alternative.

Un rapport au pouvoir biaisé par le mythe de l’alternance.

 Une génération entière de nos dirigeants – celle qui est aux commandes aujourd’hui - s’est formée aux responsabilités politiques non pas dans les combats et la conquête du pouvoir, mais dans les certitudes des cabinets ministériels. Pour l’essentiel, elle aura navigué au sein d’un PS déjà dominant à gauche, sans autre ambition apparente que d’administrer la rente politique léguée par la génération précédente, pour arriver au pouvoir à son tour, l’heure venue. Tenir l’appareil, en attendant le « retour de balancier » : c’est ce à quoi semble se résumer le projet politique de nombre de nos candidats.

Le PS est certes devenu, grâce à F. Mitterrand et L. Jospin, un parti de gouvernement, maîtrisant les rouages de l’action administrative et de l’appareil d’Etat. Mais voilà : sans travail politique de fond, cela ne suffit pas à faire de nous les bénéficiaires d’une alternance que nous fantasmons. Le pouvoir ne « tourne » pas selon les règles d’on ne sait quelle rythmique électorale, même quand le rejet des sortants atteint des sommets - nous en avons fait l’humiliante expérience, un certain 21 avril. Il se conquiert.

Il est donc temps de remettre la question de la conquête du pouvoir – pas seulement celle de son exercice, souvent d’ailleurs restreinte à une dimension gestionnaire voire « managériale » (!) - au centre de nos réflexions. La Vème République, en l’espace de cinquante ans, a vu défiler cinq présidents de droite. Le seul président de gauche a mis vingt-trois ans – de 1958 à 1981 – pour créer, à force de volonté, les conditions de succès d’une alternative. Il aura fallu au passage transformer la gauche en profondeur. Notre tâche, aujourd’hui, n’est pas moins grande. Elle impose d’oser choisir ce que nous voulons.

Le souci de l’opinion plus que du citoyen.

 L’œil rivé sur les enquêtes d’opinion, nous sommes passés maîtres dans l’art de juxtaposer les intérêts antagonistes de la société, dans l’espoir de rassembler les électeurs ou de ne pas les froisser… Une telle posture ne peut mener qu’à la mollesse des propositions et au soupçon d’opportunisme. Nous ne pouvons plus nous contenter d’être le simple miroir des attentes - par nature contradictoires et fluctuantes - de l’opinion, tant il est vrai qu’on ne prépare aucune victoire politique durable en cherchant à plaire plutôt qu’à convaincre.

            Rappelons l’évidence : un parti politique a vocation à proposer une vision normative de la société, fondée sur des valeurs. Nous devons donc reprendre le combat sur le terrain idéologique que nous avons délaissé et, à l’aune de nos idéaux de solidarité et de justice sociale, de primauté de l’intérêt général et de maîtrise de notre destin collectif, de transparence démocratique et, en définitive, d’égalité de chacun en dignité, choisir. Comment articuler la sphère politique et la sphère économique ? Quel poids pour les salariés dans les décisions d’entreprise ? Quelle évolution du temps de travail et quelle position vis-à-vis des 35 heures ? Quel système de retraite défendons-nous ? Quelle répartition des richesses, quel impôt et quelle redistribution ? Quel espace pour le service public ? Quelle politique d’immigration voulons-nous ? Le concept de « démocratie participative » – comme si la démocratie n’était pas fondée sur la libre participation des citoyens – n’est d’aucun secours lorsqu’il s’agit de prendre position. Le principe de réalité, si souvent rabaché, prend pour sa part des allures d’alibi.

                Nous n’avons d’utilité en tant que parti politique que si nous sommes capables, comme l’a fait N. Sarkozy à nos dépens, d’affirmer nos valeurs, de défendre notre idéal de société, de promouvoir nos propositions, bref de vouloir. C’est le préalable incontournable au rassemblement des forces de progrès et à la création d’une majorité alternative qui ait les moyens d’agir.

La difficulté à considérer la gauche dans son ensemble.

 Parallèlement, il faut sortir de l’impasse stratégique qui consiste à enfermer le PS dans le choix exclusif d’un repositionnement soit plus à gauche, soit plus au centre. Notre impératif, aujourd’hui, consiste au contraire à « ouvrir le compas », pour occuper un espace politique plus large. Cela ne peut se faire que d’une manière : d’abord rassembler la gauche, ensuite – et ensuite seulement – élargir vers la partie la plus modérée de l’électorat. Inverser la séquence ne peut conduire qu’à la dilution de notre raison d’être, à la défection de notre base électorale et finalement au renforcement de la gauche dite radicale.

            Là se situe justement un des impensés de nos débats stratégiques. A force de vouloir nous libérer d’un pseudo « surmoi marxiste », nous nous sommes interdits d’analyser sereinement l’espace occupé par la gauche de la gauche et les dynamiques qui la traversent. Par peur de nous compromettre – intellectuellement s’entend – nous avons renoncé à appréhender la gauche dans sa globalité, notamment sa composante alter mondialiste.

Il faudra bien, néanmoins, à l’image des stratégies « d’union de la gauche » ou de « gauche plurielle », que nous trouvions la manière de rassembler les forces de gauche qui sont prêtes à gouverner. Il faudra aussi que, loin d’être les otages de l’extrême gauche, nous sachions traduire politiquement les préoccupations réelles dont elle se fait l’écho de manière démagogique. Nous réduirons ainsi son espace politique et sa capacité de nuisance, dans un contexte où la popularité d’O. Besancenot alimente le risque d’émergence d’un pôle contestataire au potentiel électoral élevé.

 
            La victoire de 1981 reposait sur l’optimisme d’un changement possible, appuyé sur des valeurs, desquelles découlaient 110 propositions qui ont accompagné la modernisation de l’économie française, dont la revalorisation du SMIC, l’abaissement de l’âge de la retraite, la semaine de 39 heures, la cinquième semaine de congés payés, la démocratie dans l’entreprise... La victoire de 1997, quant à elle, était fille des mouvements sociaux de l’hiver 1995 et d’une idée volontariste pour réduire le chômage : le partage du travail et les 35 heures.

Dans les deux cas, nous étions porteurs d’un projet pour le salariat. Dans les deux cas, la gauche a su se rassembler. Telles sont aujourd’hui encore les pistes à explorer pour préparer l’échéance de 2012. Cela signifie, d’une part, revivifier la démocratie interne, en associant autant que possible le monde syndical à nos débats, afin de définir un nouveau pacte social, écologique et européen qui s’inscrive dans une perspective post-libérale. Et d’autre part, enclencher le processus de désignation d’un candidat unique de la gauche à la prochaine élection présidentielle, probablement par le biais d’une primaire.

Le prochain congrès peut amorcer la refondation non pas simplement du PS, mais de la gauche dans son ensemble. Il est temps d’oser de nouveau.

Par Réinventer la gauche
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Mercredi 28 mai 2008
Revue de presse réalisée par Marie-José Raymond-Rossi :

La gauche du PS veut construire un rassemblement "majoritaire"

Jean-Pierre Muller AFP/Archives ¦ Benoît Hamon, leader du Nouveau Parti Socialiste et député européen, le 1er septembre 2007 à La Rochelle

La gauche du PS entend construire pour le congrès de Reims en novembre un rassemblement "à vocation majoritaire" qui tire les leçons de "l'échec du modèle libéral", a déclaré mercredi Benoît Hamon, leader de ce courant avec Henri Emmanuelli.

Le jeune eurodéputé a critiqué lors d'une conférence de presse "l'improvisation intellectuelle et programmatique" d'une partie de la gauche qui "n'est pas capable d'anticiper et de dire comment répondre" aux transformations du monde marquées par "la crise financière, la crise alimentaire, la crise énergétique" qui marquent "un vrai renversement de cycle".

Selon lui, dire que "le passé de la social-démocratie européenne serait l'avenir du socialisme français" est "tout à fait dépassé, ringard".

Il a mis en exergue "l'échec du modèle libéral à répondre aux grandes crises que traversent le monde", auquel il a associé les expériences de la social-démocratie européenne au gouvernement.

Dans un tel contexte, "il est absolument surréaliste" de voir que "des socialistes choisissent ce moment pour se disputer un ralliement au libéralisme", a affirmé M. Emmanuelli.

Les deux hommes se sont tenus à équidistance de Bertrand Delanoë et Ségolène Royal. "Je n'ai pas senti un vent se lever ni dans un sens ni dans l'autre", a déclaré M. Hamon.

Le Nouveau parti socialiste (nom du courant de MM. Hamon et Emmanuelli) aborde le congrès dans "une démarche extrêmement ouverte", avec le souci de construire un rassemblement "délibérément à vocation majoritaire".

Le NPS discute actuellement "avec les +reconstructeurs+" qui réunissent fabiusiens, strauss-kahniens, les amis de Martine Aubry et ceux d'Arnaud Montebourg. Il n'écarte pas non plus le dialogue avec le premier secrétaire François Hollande

Le NPS récuse un front anti-Delanoë ou anti-Royal. "Ce n'est pas juste le +tout sauf Ségolène Royal+ ou le +tout sauf Bertrand Delanoë+ qui peut faire le ciment" du rassemblement à opérer, a lancé M. Hamon.

Le député européen n'a pas exclu une candidature issue de son courant au poste de premier secrétaire du PS. "Si on est en situation de diriger le parti, il y aura un candidat issu de nos rangs, mais pas avant".

Jean-Pierre Muller AFP/Archives ¦ Benoît Hamon, leader du Nouveau Parti Socialiste et député européen, le 1er septembre 2007 à La Rochelle 

La gauche du PS veut peser sur le prochain congrès

LE MONDE POUR DIRECTMATINPLUS | 27.05.08 | 09h42

Reconquêtes ". C'est sous cette appellation, suggèrant qu'il faut refaire le terrain perdu ces dernières années, que les partisans d'Henri Emmanuelli regroupés au sein du courant Nouveau parti socialiste (NPS) s'apprêtent à lancer la bataille du congrès du PS programmé en novembre à Reims. Le NPS, sensibilité qui regroupe une bonne partie de la gauche du PS, présentera demain son projet de contribution – texte d'avant-congrès non soumis au vote des adhérents – avant d'organiser une série de huit forums à travers le pays.

Notamment animés par Benoît Hamon, député européen, Razzye Hammadi, secrétaire national du PS et Bruno Julliard, adjoint au maire de Paris et ex-président de l'UNEF, ces réunions visent à imposer l'idée selon laquelle "l'avenir du PS ne peut pas être le passé de la social-démocratie européenne". Les partis socialistes européens classiques, fait remarquer le NPS, ont "enregistré 13 défaites lors des 15 derniers scrutins nationaux" sur le Vieux continent en présentant "une offre politique sociale-libérale". "La gauche ne peut plus se contenter au nom d'une prétendue responsabilité rejoindre la droite sur le but et le contenu des réformes structurelles, se distinguant seulement sur les dosages ou l'agenda", insiste le texte élaboré par le NPS.

"SAGE ACTIF"

Selon les amis d'Henri Emmanuelli, le PS risque de connaître "un nouveau congrès de Rennes", c est à dire "le choc de deux profils sans différence majeure de ligne". Après le duel fratricide Fabius-Jospin de 1990, l'affrontement mortifère Ségolène Royal-Bertrand Delanoë? Proches de l'aile gauche, en particulier lors de la campagne contre le référendum européen de 2005, les fabiusiens redoutent eux-aussi de faire les frais d'un tel face à face. Le ralliement au maire de Paris de certains strauss-kahniens (tels Michel Destot, maire de Grenoble, Roland Ries, maire de Strasbourg ou Daniel Delaveau, maire de Rennes) menace directement l'alliance des "reconstructeurs" entre partisans de DSK et fabiusiens sur une ligne "ni Bertrand ni Ségolène". Les amis de Laurent Fabius redoutent de se retrouver isolés et exclus de la majorité "réformiste" qui sortira du congrès. Ou devoir s'y rallier dans les pires conditions. Une situation qui risquerait de mettre à mal leur cohésion et ruiner les derniers espoirs de retour sur le devant de la scène de leur champion.

En attendant, l'ex-premier ministre soigne son image de "sage actif ". Il a annoncé, hier, son intention de signer avec les fabiusiens de Seine-Maritime une contribution qui dénonce "la peoplelisation, personnalisation et la présidentialisation".

Jean-Michel Normand 

La gauche du PS n'exclut pas de présenter une contribution au congrès

LEMONDE.FR avec AFP | 28.05.08 | 16h22  •  Mis à jour le 28.05.08 | 16h22

Un candidat en plus à la tête du PS ? "Si on est en situation de diriger le parti, il y aura un candidat issu de nos rangs", a déclaré, mercredi 28 mai, Benoît Hamon, co-leader, avec Henri Emmanuelli, du Nouveau Parti socialiste (NPS). La gauche du PS entend organiser pour le congrès de Reims en novembre un rassemblement "à vocation majoritaire" qui tire les leçons de "l'échec du modèle libéral", a indiqué l'eurodéputé lors d'une conférence de presse.

M. Hamon a critiqué "l'improvisation intellectuelle et programmatique" d'une partie de la gauche qui "n'est pas capable d'anticiper et de dire comment répondre" aux transformations du monde marquées par "la crise financière, la crise alimentaire, la crise énergétique".

"L'ÉCHEC DU MODÈLE LIBÉRAL"

Selon lui, dire que "le passé de la social-démocratie européenne serait l'avenir du socialisme français" est "tout à fait dépassé, ringard". Il souligne "l'échec du modèle libéral à répondre aux grandes crises que traversent le monde", auquel il associe les expériences de la social-démocratie européenne au gouvernement. Dans un tel contexte, "il est absolument surréaliste" de voir que "des socialistes choisissent ce moment pour se disputer un ralliement au libéralisme", a affirmé M. Emmanuelli.

Les deux hommes se sont tenus à équidistance de Bertrand Delanoë et Ségolène Royal. "Je n'ai pas senti un vent se lever ni dans un sens ni dans l'autre", a déclaré M. Hamon 

PS - Pour Hamon, Delanoë et Royal sont «ringards»

Jean-Pierre Muller AFP ¦ Le porte-parole du PS Benoît Hamon, le 1er septembre 2007 à La Rochelle

 «Reconquête»: c'est le nom de la contribution que déposera le NPS, un courant classé à la gauche du Parti socialiste, au Congrès de Reims. Lors d'une conférence de presse ce midi, l'eurodéputé Benoît Hamon et Henri Emmanuelli ont annoncé vouloir «incarner une nouvelle voie» en opposition à «l'offre politique partagée par Bertand Delanoë et Ségolène Royal», dont ils estiment qu'ils représentent une «seule et unique ligne». Une analyse similaire développé par Laurent Fabius mardi.

A la tribune, le NPS avait misé sur la jeunesse: pas moins de trois - jeunes - anciens président du MJS : Benoit Hamon, Régis Juanico, député de la Loire, et Razzy Hammadi, Bruno Julliard, l'ancien président du syndicat étudiant Unef, et Olivier Dussopt, benjamin de l'Assemblée du haut de ses 29 ans.

«Ils se fourvoient», a lancé Benoît Hamon au sujet de ce qu'il appelle des«initiatives à la droite du PS»: «Ils mîment le blairisme ou les choix politiques des Allemands dans les années 90». A ses yeux, c'est «dépassé, conservateur, et pour tout dire complètement ringard», affirme-t-il, dans une allusion au débat sur la modernisation de la ligne politique du PS. «Cela fait»

Il a souligné que la démarche de Bertrand Delanoë n'étais pas «couronnée de succès sur le terrain», tandis que la base de soutien de Ségolène Royal avait plutôt tendance au «rétrécissement». Avec pour conséquence l'absence d'une «force collective autour d'eux».

Concernant le projet développé par son courant, le NPS, Benoît Hamon a appellé la gauche à en finir avec «l'improvisation programatique et politique», face aux «crises que traverse le libéralisme» Il entend travailler à «une majorité nouvelle qui prépare et anticipe l'avenir», face au «monolithisme générationnel» incarné par les leaders socialistes actuels. Cette aspiration à être «majoritaire» a conduit Hamon et Emmanuelli à ne pas donner suite pour le moment à la proposition du sénateur Jean-Luc Mélenchon
, «adjure le NPS d’entendre les appels au rassemblement de la gauche du parti». La gauche du parti, «ça fait déjà longtemps que nous bien plus que cela», explique-t-il, soucieux d'éviter la «posture de témoignage».
Jean-Pierre Muller AFP ¦ Le porte-parole du PS Benoît Hamon, le 1er septembre 2007 à La Rochelle

La gauche du PS veut construire un rassemblement "majoritaire"

PARIS (AFP) — La gauche du PS entend construire pour le congrès de Reims en novembre un rassemblement "à vocation majoritaire" qui tire les leçons de "l'échec du modèle libéral", a déclaré mercredi Benoît Hamon, leader de ce courant avec Henri Emmanuelli.

Le jeune eurodéputé a critiqué lors d'une conférence de presse "l'improvisation intellectuelle et programmatique" d'une partie de la gauche qui "n'est pas capable d'anticiper et de dire comment répondre" aux transformations du monde marquées par "la crise financière, la crise alimentaire, la crise énergétique" qui marquent "un vrai renversement de cycle".

Selon lui, dire que "le passé de la social-démocratie européenne serait l'avenir du socialisme français" est "tout à fait dépassé, ringard".

Il a mis en exergue "l'échec du modèle libéral à répondre aux grandes crises que traversent le monde", auquel il a associé les expériences de la social-démocratie européenne au gouvernement.

Dans un tel contexte, "il est absolument surréaliste" de voir que "des socialistes choisissent ce moment pour se disputer un ralliement au libéralisme", a affirmé M. Emmanuelli.

Les deux hommes se sont tenus à équidistance de Bertrand Delanoë et Ségolène Royal. "Je n'ai pas senti un vent se lever ni dans un sens ni dans l'autre", a déclaré M. Hamon.

Le Nouveau parti socialiste (nom du courant de MM. Hamon et Emmanuelli) aborde le congrès dans "une démarche extrêmement ouverte", avec le souci de construire un rassemblement "délibérément à vocation majoritaire".

Le NPS discute actuellement "avec les +reconstructeurs+" qui réunissent fabiusiens, strauss-kahniens, les amis de Martine Aubry et ceux d'Arnaud Montebourg. Il n'écarte pas non plus le dialogue avec le premier secrétaire François Hollande

Le NPS récuse un front anti-Delanoë ou anti-Royal. "Ce n'est pas juste le +tout sauf Ségolène Royal+ ou le +tout sauf Bertrand Delanoë+ qui peut faire le ciment" du rassemblement à opérer, a lancé M. Hamon.

Le député européen n'a pas exclu une candidature issue de son courant au poste de premier secrétaire du PS. "Si on est en situation de diriger le parti, il y aura un candidat issu de nos rangs, mais pas avant".

Le NPS se lance dans la course

profession politique

Le courant de la gauche du PS, qui vient de lancer un cycle de forums régionaux, entend peser sur le prochain congrès.

Un site Internet (www.reconquetes.eu), huit forums régionaux – le premier a eu lieu ce week-end, le dernier est prévu le 21 juin –, un grand rassemblement national le 28 juin et quatre têtes d’affiche : Benoît Hamon, Henri Emmanuelli, Razzye Hammadi et Bruno Julliard. Le NPS est bien décidé à se faire entendre à Reims en novembre. Première exigence : "éviter le choc de deux profils sans différence majeure de ligne" que constituerait le duel Royal-Delanoë. Soit le même angle d’attaque que les Reconstructeurs, qui se réunissent ce dimanche, et qui agrègent aujourd’hui principalement strauss-kahniens et fabiusiens, mais aussi Arnaud Montebourg, grand ancien du NPS. Les convergences entre les deux ensembles existent donc et d'ailleurs des discussions sont en cours. En sachant que le NPS ne veut pas d’une "social-démocratie qui a enregistré 13 défaites sur les 15 derniers scrutins nationaux en Europe", soit une revendication peut-être difficile à faire admettre par les amis de DSK… Quoi qu’il en soit, le NPS déposera, c’est une certitude, une contribution en vue du congrès. Pour la suite, tout reste ouvert. Comme le précise l'un de ses cadres, "on examinera ce qui est proposé et on verra bien ce qui est possible, et avec qui"…

Par Réinventer la gauche
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Lundi 19 mai 2008
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  • : Après la défaite de mai dernier, les représentants parisiens du NPS dans les instances fédérales ont rédigé un texte d'analyse sur la défaite de la gauche et les pistes de reconstruction : "Réinventer la Gauche".

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